ALGERIE ECONOMIE

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Indicateurs internes : une croissance soutenue et stable Le taux de croissance de l’Algérie a connu une amélioration constante ces dernières années, passant de 2,1 % en 2001 à 5,3 % en 2005, avec un pic de 6,8% en 2003. Les projections pluriannuelles associées à la Loi de finances pour 2005 tablent sur un taux moyen de 5,3 % par an sur la période 2005-2009. La croissance devrait se situer entre 5 et 6% en 2006, notamment grâce à un solde commercial toujours largement favorable et le chiffre de 5,2% chiffre a été retenu par la loi de finances pour 2007. Malgré la présence de surliquidités liée en grande partie à l’abondance de ressources pétrolières, l’inflation est maîtrisée grâce au strict contrôle exercé par la Banque d’Algérie. Celle-ci procède à des reprises de liquidités régulières via les réserves obligatoires des banques et des appels d’offres hebdomadaires auprès des établissements financiers. Le Fonds de Régulation des Recettes – FRR1, instauré en 2000, permet quant à lui la « neutralisation » d’une partie des recettes pétrolières. Le taux d’inflation en moyenne annuelle reste contenu sous la barre des 5% depuis 2000 : fin 2005, le taux d’inflation se fixe à 1,6% contre 3,6% en 2004. Sur le premier semestre 2006, il s’établit à 0,8%. La Loi de Finances prévoit prudemment 3,5% pour 2007. 1 Compte spécial du Trésor sur lequel sont épargnés les surplus de recettes pétrolières dans la mesure où le budget de l’Etat est construit sur un prix de référence de 19 USD le baril. La politique budgétaire expansionniste orchestrée depuis 2001 autour du Plan de Soutien à la Relance Economique – PSRE (6,9 Mds USD entre 2001 et 2004), suivi du Plan Complémentaire de Soutien à la Croissance – PCSC (120 Mds USD étalés sur la période 2005-2009) contribue à soutenir la croissance : la demande publique permet ainsi de tirer vers le haut la contribution à la croissance des secteurs hors hydrocarbures. La valeur ajoutée dans les services a ainsi progressé de plus de 60 % en 5 ans, le BTP a, quant à lui, enregistré une croissance de 40% de sa valeur ajoutée. Dans ce contexte de dépense publique, le solde budgétaire reste toutefois largement excédentaire grâce à l’abondance des recettes pétrolières, atteignant 12,7% du PIB en 2005 selon les estimations du FMI2. Enfin, sur le plan social, la courbe du chômage s’infléchit régulièrement, le taux de chômage pour 2005 s’élevant à 15,3% contre 29,5% en 2000 selon les données officielles.

 

Le taux de chômage des moins de 30 ans reste néanmoins très élevé avec 75% de chômeurs en 2005 contre 73% en 2004. 2/ Indicateurs externes : des variables dopées par l’envolée des cours du pétrole.

 

La situation du commerce extérieur algérien est également très encourageante avec un solde commercial positif s’élevant à 26,8 Mds USD en 2005 pour 46,4 Mds USD d’exportations totales (dont 45,6 Mds USD d’hydrocarbures). Les recettes pétrolières atteignent 29,5 Mds USD au cours des sept premiers mois de l’année 2006 ; fin juillet, l’excédent commercial s’élève à 17 Mds USD, contre 13 Mds USD à la même date l’an passé (+ 30,8%). Les exportations totales devraient dépasser 50 Mds USD cette année et 55 Mds USD en 2007 avec des excédents toujours supérieurs à 20 Mds USD. Les exportations du pays sont essentiellement constituées d’hydrocarbures, avec plus de 98 % du volume global, les exportations hors hydrocarbures (demi-produits, produits bruts et biens alimentaires) demeurant encore très marginales.

 

Les importations sont quant à elle dominées par les biens d’équipements industriels et agricoles et les produits destinés au fonctionnement de l’outil de production (plus de 60% du volume global), suivis par les biens alimentaires (près de 20%) et les biens de consommation non alimentaires (15%). Parallèlement, les autorités monétaires du pays mènent une politique de change conservatrice : le système de change est régi par une gestion administrée de la parité du dinar. Ainsi, malgré une nette amélioration des termes de l’échange, la Banque Centrale, poursuivant l’objectif principal de maîtrise de l’inflation, maintient un taux de change nominal sous-évalué, protégeant ainsi, dans un contexte de renforcement de la concurrence internationale, le secteur productif local. Cette politique de change se traduit par une accumulation considérable d’avoirs extérieurs à la Banque Centrale : les réserves de change ont atteint le niveau record de 56 Mds USD fin 2005 (70 Mds USD fin août 2006). Elles devraient dépasser les 100 Mds USD en 2008. Cette aisance financière a dans le même temps permis de réduire fortement la dette publique extérieure dont le niveau est passé de 20,3 Mds USD en 2000 à 15,5 Mds USD en février 2006. Le service de la dette a été ramené de 22,6% à 12,1% entre 2002 et 2005. Après l’annulation de la dette russe début 2006 (4,7 Mds USD) en échange de contrats commerciaux, l’Algérie a remboursé par anticipation les 850 M USD dus aux banques du Club de Londres et la quasi-totalité de ses dettes bilatérales vis-à-vis des pays membres du Club de Paris (6,7 Mds USD) ; la dette la dette publique algérienne devrait tomber sous le seuil de 5 Mds USD fin 2006. (sources: FMI et Mission economique)

 

 

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